*~~Questions...et Réponses...?~~*

*~~Questions...et Réponses...?~~*
Qui suis je?

Bonne question...
Pour faire simple, je suis une âme rêveuse, un papillon passionné... quelque chose d'immateriel et que bien peu sont parvenue à attraper.

Pour qui j'écris?

Pour ceux que j'aime. Pour ceux qui m'aime. Pour ceux que je n'aime pas et aimerais comprendre. Pour ceux qui ne m'aime pas et dont j'aimerais capter l'attention. Pour vous peut être, illustre inconnu, derrière votre écran, écho ici par hasard.
P
our tous ceux pour qui les misères et mysres d'une vie relent un peu de magie.
P
our ceux qui croient me conntre et ne savent pas tout. Pour ceux qui commence à me connaître et veulent savoir davantage.

Pourquoi j'écris?

Par envie? Par besoin? Pour m'approprier quelques minutes de votre temps, bien humblement. Vous êtes tous libre de passer votre chemin si mon paysage ne vous convient pas. Pour le plaisir aussi d'utiliser un peu de la miraculeuse moire du vaste internet à des fins purement égoistes...et alors...je ne dérange personne n'est ce pas?

Que trouverez vous ici?

Des rêves, et de la magie. Des rires et des pleurs. De la joie et de la peine. Tout ce qui est suceptible de meubler mon quotidien et d'être matière à écriture.

A vous tous qui avez lu ces quelques lignes...je vous ouvre les portes de mon monde... un voyage au coeur de l'âme errante...

# Posté le samedi 17 mars 2007 17:44

Modifié le dimanche 18 mars 2007 07:15

*~~Les Vertes Collines D'Irlande~~*

*~~Les Vertes Collines D'Irlande~~*
Quel jour sommes nous aujourd'hui?
Tout
le monde répond en coeur "le 18 mars"...
Ok, y
'a un problème...mais nous ne pouvons pas en vouloir aux Anglais d'avoir un jour de retard, n'est ce pas...?
Si, on peut !!
La Saint Patrick, c'est le 17 MARS!!

Do
nc, aujourd'hui, le 18 mars car les British ont parfois du mal... (Je m'excuse auprès des Anglais qui passent sur ce blog. Je vous adore, j'habite actuellement à Londres).
A
près un réveil...relativement retardé car...euh car...*cherche une excuse*...car j'avais pas envie de me lever... Je suis partie, bon pied bon oeil, toute de vert vêtue (bisous Dynast'), en direction de Trafalgar Square ou la majori des festivités devaient avoir lieu.

Là, pa
s peu fière de moi, j'ai réussie à trouvé mon chemin depuis la station de métro. Bon d'accord, tout le monde allait dans le même sens...mais bon ^^.
Et là..
.je m'arrête...
Musique celtique à fond, marée verte et humaine, chapeau pronant les valeurs de la Guiness (qui à dit pas de pub?)...
L'ambi
ance est là, les gens sont chaleureux et gaies, ils faut dire que beaucoup ont entala fête la veille...voir l'avant veille...Alalala...
Cu
rieusement, l'eau des fontaine est verte aussi... Avec les embruns poussés par le vent, je me demande si je vais pas finir en menthe à l'eau des pieds à la tête..mais bon...

J
e quitte la place pour prendre place pour le passage de la Parade...dans 20 minutes. Pas grave, des BagPipe and Drum bandes, ça vaut bien la peine d'attendre. La musique de fond m'aide à patienter, je ris aux reflexions des anglophones qui m'entoure et ils sont heureux de voir une étrangère réagir. J'aime cette ambiance cosmopolite ^^
A
u loin, j'apperçois un ballon vert qui s'envole...haut...haut...haut...Un enfant doit pleurer quelques part...il doit avoir des trèfles peint sur les joues et un joli chapeau... Ses parents lui promette des oreilles de Lutins s'il est sage et le petit ce tait. L'image est émouvante...je souris.

Soudai
n, tout le monde se presse contre la limite de la route et les policiers ont bien du mal à contenir l'assault. La Parade arrive, le mot est lancé. Un immense chien ouvre la marche aux côté de son maître, il porte les couleurs d'une association Irlandaise. Tout le monde l'applaudit.
Une bourdonnement se fait alors entendre, je tourne la tête, j'ai déjà les larmes aux yeux... Les sonneurs de Cornemuses et les Tambours défilent maintenant devant moi...
C
'est quoi ce serrement du coeur que je sens? Pourquoi je pleure? Peut être parceque sans avoir aucune racine Celte, je me sens bien dans ce monde. Un ami Breton m'a dit un jour "On ne nait pas Celte...on le devient".
C
es mots avaient été d'un grand reconfort pour moi. Je pouvais faire partie de ce monde? Vraiment? Oui, petite fille, tu es des notre, ton coeur bat au rythme de nos tambours...
Merci...

E
st-ce de la pluie? De la neige? De la grêle? En tout cas, c'est mouillé et ça éclairci les rangs. Je gagne une place aux premières loges et suis aux Anges...C'est presque magique pour moi...L'eau ruiselle sur mes joues et je ne sais pas si ce sont mes larmes ou la pluie qui tombe...Moi je rie...je rie...Je suis bien là ^^

C'e
st fini? Quoi...déjà...?
Ou
i, on me l'affirme...
J
'écoute les derniers roulement de tambours qui raisonnent au loin et le vrombissement des cornemuses qui s'éteint peu à peu...
Oui,
c'est fini...je suis trempée, je grelotte...Mais qu'est ce que je me sens bien ^^

J
e reste un peu à Trafalgar. J'écoute de la musique...C'est beau, mais rien n'égale le tremblement qui accompagne les tambours et la caisse claire. Rien n'est comparable au miaulement de la Cornemuse qui habite encore mon coeur...

Mai
s, au milieu de cette foule...de tous ces gens joyeux...je suis seule. Petite française...
Per
sonne pour rire avec moi de mes larmes...
Perso
nne pour venir boire un verre avec moi...
Perso
nne pour se ridiculiser à danser sur la place à mes côtés...
T
ant pis, je souris...

A
ujourd'hui, pendant quelques heures...J'ai été Celte...

# Posté le dimanche 18 mars 2007 17:34

Modifié le lundi 19 mars 2007 01:55

#**Mes histoires...**#

#**Mes histoires...**#
Dans ma tête tournent des mots...
Des personnages dansent des rondes sans fins et me chuchotent ce qu'ils font...ce qu'ils disent...se qu'ils pensent...
Alors je prend un papier et un crayon, ou bien j'allume l'ordinateur...et je leur donne vie.
Certains sont monstrueux, d'autre fantaisistes. Certains sont doux et gentils, d'autres...et bien d'autres sont differents...
Si mes univers vous intrigue...en voici un premier échantillon...

# Posté le lundi 19 mars 2007 06:19

Modifié le lundi 19 mars 2007 08:09

Erin, Chapitre Premier "Retrouvailles et Révelations"

Erin, Chapitre Premier "Retrouvailles et Révelations"
J'écartai d'un geste agacé le rideau masquant la vitre de la voiture. La route défilait maintenant dans une forêt et des ombres furtives apparaissaient et s'évanouissaient au rythme du vent qui jouait dans les arbres. Non pas que le décors m'intéressait tellement mais il me rappelait tant de souvenirs. Ce soir, je rentrais enfin au bercail. La nuit me semblait extraordinairement claire, ce qui état dû à la fois à la pleine lune qui me narguait et me défiait de sortir au « grand jour », ainsi qu'a ma vision nocturne déjà excellente avant ma transformation et qui c'était considérablement améliorée depuis que j'avais reçu l'étreinte de Sophian. Cela faisait combien de temps dorénavant?
Des décennies..?

Des siècles...?
Des millénaires...
?
Certes, le monde qui m'entourait a
vait eu le temps de changer. De nouveaux continents avaient été découverts, de nouvelles cultures,...de nouveaux démons...Les humains comptent le temps qui leur est imparti en années solaires, cela me faisait bien rire...au début. Que nous reste t-il à nous, créatures de la nuit pour mesurer notre existence éternelle? Et est-ce bien nécessaire de pouvoirs revendiquer un âge lorsqu'une de nos rencontre humaine, curieuse de notre passé, nous demande innocemment quelle année nous a vu naître. Cependant, cette question me taraudait depuis quelques temps, j'avais décidé de demander des éclaircissement sur mon passé à mon créateur après la réunion de ce soir.
Il était
une chose qui me troublait tout particulièrement dans l'évolution de notre société. L'humanité avait fini par reconnaître et accepter l'existence de notre monde, ténébreux ou lumineux selon les races et les histoires. Après avoir condamné au bûcher les sorcières et tué vampires et métamorphes à grands renforts d'eau bénite et de balles d'argents, les hommes avaient décidé que rien ne valait mieux qu'une créature surnaturelle pour en traquer une autre et la mettre à mort. L'organisation que mon « père » avait mise sur pied, bien longtemps auparavant, avait connue un essor impressionnant qui nous avait placé, contre notre gré, en pleine lumière et avait fait de nous les croquemitaines de tout être conscient qui se respecte en ce bas monde. Un Vampire oeuvrant pour le bien, ou la justice tous du moins, c'est risible quand on y pense. Mais après tout, je faisais moi-même partie de ce système...alors qui étais-je pour critiquer?
Nos visages étaient restés secr
et, même pour les membres de l'autorité avec lesquelles nous étions en collaboration. Cela avait été la condition sine qua non à notre participation à l'ordre et la sécurité mondiale. Mais certains de nos noms suffisaient à faire trembler les plus endurcis. Celui de mon compagnon de voyage par exemple. Evor et moi nous étions retrouvés à l'aéroport, je ne lui avais pas demandé d'où il venait et il ne m'avait pas interrogé. Ce n'était pas par manque d'intérêt mais une question de sécurité pour nous tous. Aussi nous étions nous salué d'un simple hochement de tête et étions nous monté dans la voiture qui nous attendait. Je lâchais le rideau et reportais mon attention sur le chauffeur, derrière la glace qui nous séparait de lui, au moment où il déclara:
-Nous arrivons dans quelques instants.
Evor s'éveilla, s'il a
vait jamais dormit et me fixa de ses étonnants yeux doré puis m'adressa un sourire amusé avant de se détourné une fraction de seconde avant que la voiture ne s'arrête en faisant crisser ses pneus sur les graviers de l'allée. Il sortit rapidement pendant que j'ajustais mes vêtements et ouvrit la porte à l'instant précis ou j'allais poser la main sur la poignée, me présentant un bras finement musclé habillé de sa chemise noire que je pris avec un sourire de remerciement.
La vaste
demeure de Sophian datait du XVIII° et était entourée d'un grand parc qui nous gardait des indiscrétions aussi sûrement que les nombreux sortilèges de protection qui picotèrent ma peau dès que je fus sorti. Un murmure continu nous enveloppa, un peu comme le ronronnement d'une ruche, et j'adressais un regard perplexe à Evor qui haussa les épaules avant de se tourner a son tour vers la maison. Lui aussi l'avais perçu. Apparemment nous étions aujourd'hui réunis en session extraordinaire, la vague de pouvoir qui nous parvenait avait été générée par un grand nombre de créatures magiques. Quelles nouvelles importantes Sophian avait-il donc à nous apprendre pour susciter un tel regroupement? Je décidais moi-même de ne pas retenir mon pouvoir, ce soir je n'avais personne à tromper. Je senti Evor frissonner sous ma main et vis son sourire amusé se teinter de gène.
Nous nous avançâmes entre l
es arbres qui bordaient l'allée quand une nouvelle onde de pouvoir se fît sentir, qui ne venait pas de la maison. Je me figeais, ainsi qu'Evor, alors qu'une silhouette sombre se laissa souplement tomber d'une branche et s'aplatit sur le sol pour se réceptionner avant de se redresser avec toute la grâce du félin qu'il était.
-Bastet, bonsoir, saluai-je le nouveau venu alors qu' Evor laissait percer un très léger grondement.
Allez savoir pourquo
i, les Loups et les Chats s'entendaient très mal. Pour ces deux là, c'était un doux euphémisme de parler d'inimitié. Et en plus une nuit de pleine lune, ce serait un miracle s'il n'y avait pas de blessé. Le jeune homme s'avança vers nous et un reflet de lune fît luire ses yeux vert comme deux flammes alors qu'il se pressait contre mon corps, me plaçant stratégiquement entre lui et le Loup. Ses longs cheveux noirs glissèrent sur ma peau quand il se pencha vers moi pour me saluer d'un coup de langue ponctué d'un baiser à la base de mon cou.
-Bonsoir ma chère. Evor, ne lui as-tu pas offert ton sang? Notre pauvre amie est gelée, tu n'as donc aucune pitié?
Evor sembla
réfléchir un instant puis adressa un sourire mauvais au chat garou avant de répondre:
-De la pitié? Non, je n'en éprouve aucune. Si seul mon sang pouvais sauver Erin, il serait sien, car c'est une aînée. Mais ce ne serait pas de la pitié.
-Je suppose que c'est
tout ce que l'on est en droit d'attendre d'un chien,
répliqua méchamment Bastet. Pourtant tout mâle normalement constitué se ferait une joie de servir d'en-cas à notre belle amie.
-Et c'
est toi qui dis ça...Bastet. Notre joli petit matou au nom de déesse...
-Je
ne vous dérange pas?
demandai-je lassée de ces querelles sans fin. Bastet allait répliqué quand je l'avais interrompu mais se ravisa pour m'adresser un regard provocateur:
-Tu sais pertinemment que tu ne nous dérange jamais, Erin.
Il avait accompagné ces quel
ques mots innocents d'une pression de son bassin contre ma hanche beaucoup moins chaste car cela me permit de constater à quel point ma présence lui était agréable. Je lui fit un magnifique sourire avait de décocher ma flèche:
-Bastet, tu me fatigues. Vas donc annoncer notre arrivée à Sophian.
Il m
e fixa un instant de ses étonnants yeux vert puis son regard se posa sur Evor avant qu'il ne plonge dans une gracieuse révérence sans pour autant nous quitter des yeux, comme s'il craignait une attaque.
-Qu'il en soit selon tes désirs, ma chère.
Puis il parti à
grands pas en direction de la lumière sans se retourner. Le regard blessé qu'il m'adressa me donna presque envie de le rappeler à mes côtés...presque. Bastet était un comédien consommé et il était très rare qu'il laisse transparaître des émotions sincères sur son visage bronzé. C'était ce qui le rendait si dangereux, ça et son charme. Mais sait-on jamais...
J'observais
Evor qui s'était montré bien volubile pour une fois et fut troublée de voir le regard attristé qu'il adressait au dos du Chat. Était-il mal à l'aise dans ce rôle sombre et secret qu'il s'était lui même attribué? Regrettait-il de ne plus pouvoir se montrer aussi vif, autant en joute verbale que physique, pour coller au personnage qu'il s'était créé? Avais-je le droit de me poser ces questions?
Je posais ma
main libre sur sa joue et le forçais à tourner son visage vers moi. Quand son regard sonda le mien je lui demandais doucement:
-Tu m'offrirais vraiment ton sang?
Il ne répondit pas tout
de suite et je cru qu'il ne le ferait pas, mais il chuchota:
-Oui.
-Car je
suis une aînée? Tu fais pourtant toi aussi partie de notre groupe, tu ne me dois rien.

Il sourit alors et son a
ttitude fini de m'étonner. Il pris ma main et l'embrassa avant de la poser auprès de l'autre sur son bras puis se pencha pour déposer un chaste baiser sur mes lèvres rouges. Ce ne fût qu'un léger effleurement, mais cela lui ressemblait si peu...
-Car tu es aînée, mais aussi car je sais que tu ne me le demanderas pas et que tu ne me considères pas comme une simple proie. Tu es une des rares Vampires à montrer du respect pour les Métamorphes et je t'en suis reconnaissant.
J'étais c
omplètement abasourdie mais n'en montrais rien, me contentant de le suivre d'un pas égal quand il me mena vers la lumière du hall. Evor était une énigme en lui-même, et si je n'étais pas la première qu'il déroutait, je serais bien la dernière à l'admettre.

Je
ne pu retenir un claquement de langue réprobateur en passant les portes grandes ouvertes sur l'obscurité. Certes, il était peu probable qu'une attaque soit à redouter mais on ne vivait jamais longtemps sans prendre quelques précautions. Parano? Nan, juste prudente, mais ça conserve.
-J'aurais pu attendre des siècles dans cette pièce pour le simple plaisir d'entendre ce son une nouvelle fois. Tu m'as manquée Erin.
Je ne me retournais pas mais l
âchai le bras d'Evor qui, lui, fit face à Sophian.
-Si je vous ai tant manquée, pourquoi m'avoir envoyée à New York, puis à Damas, puis à Rio et Cambera. Cela fait vingt ans que je n'ai reçu de vous que des mails on ne peut plus professionnels. Pourquoi ne pas m'avoir rappelée à vos côtés?
Un soupir
e se fit entendre et je vis Evor s'incliner et nous abandonner à nos retrouvailles.
-Et si je te disais que j'espérais que tu abandonnes tes missions pour me retrouver? Que j'avais peur que tu refuses une invitation à me rejoindre qui ne serait pas « on ne peut plus professionnelle »?
Je me laissa
is aller dans ses bras quand ses mains se posèrent sur ma taille, car lui aussi m'avait horriblement manquée,mais répondit quand même sur la défensive:
-Je ne vous croirais pas. Vous savez parfaitement que je répondrais au moindres de vos appels pour peu que vous y mettiez suffisamment de commandement. Je suis votre fille, je ne peux me soustraire à vos ordres.
Énoncer c
ette évidence m'agaçait prodigieusement mais il fallait quand même que je remettes les choses en place. Ses bras m'entourèrent et je retrouvais cette quiétude qui m'avait tant manquée loin de lui. Il embrassa ma nuque et murmura contre ma peau:
-Je vais donc être simplement honnête avec toi. J'ai décidé de ne plus rien t'imposer à l'instant même où tu as passer ses portes pour la dernière fois. Quand je t'ai envoyée tuer Marcus, que tu considérais comme ton frère depuis tant d'années. J'ai eu mal pour toi et honte de ce que je te demandais.
Je me raidis
dans ses bras et il le sentit car il ajouta:
-Je sais que tu ne l'as pas tué et que tu l'as caché. Je sais également qu'il a arrêté ses exactions pour toi et cela me suffit. Je ne t'en veux pas Erin, mais je ne voulais pas m'imposer à toi après cela. Je redoutais trop que tu te refuses à moi après que je t'eu imposé ce choix. Je ne suis qu'un homme et j'ai compris les limites de mon emprise sur toi quand tu as pris ta décision le concernant.
J
e réprimais un sanglot et me tournais dans ses bras pour lui faire face. Il embrassa mes yeux pour faire disparaître mes larmes et je pu enfin le voir après ces vingt ans d'absence. Il était toujours aussi beau avec sa peau d'ébène et ses grands yeux noirs légèrement bridés. Ses traits étaient toujours ceux du jeune homme de vingt-cinq ans qu'il était au moment de sa transformation, mais son regard démentait cette jeunesse apparente, on pouvait y lire bien des siècles d'expérience. Cette réflexion me fit penser à la question qui me tourmentait depuis quelques années. Ce n'était sûrement pas le bon moment mais tant pis...
-Sophian, savez-vous quel âge j'ai?
J'avais
posé cette question sans grand espoir aussi fus-je très surprise quand il me répondit presque immédiatement:
-Oui, bien sûr. Tu auras atteint, le premier mai, jour de Beltane, tes 2978 ans.
Je le regardais comme si je ne l
'avais jamais vu. Pourquoi ne l'avais-je jamais interrogé sur mon passé? Si quelqu'un savait ça ne pouvais être que lui. C'était pourtant si simple.
-
2978 ans
, répétai je pour moi-même. Savez-vous quel était mon âge quand vous m'avez prise?
-Tu avais 22 ans, ma douce. Cette année tu fêteras donc tes 3000 ans de présence sur cette terre.
Des centaines de questions tournai
ent dans ma tête mais aucune ne parvint jusqu'à mes lèvres qui s'agitaient sans qu'un seul son n'en sorte. Sophian les referma d'un baiser et me sourit tristement:
-Oui, je sais beaucoup de chose sur celle que tu étais avant que je ne te trouve. Mais ce n'est pas le moment adéquat. Si tu le souhaites, rejoint moi dans la bibliothèque après le dîner et la réunion. Je répondrais alors à tes questions.
J'acqu
iesçais et le regardais s'éloigner vers les autres membres de notre Armée des Ténèbres. Quelqu'un me prit mon manteau et je ne le remarquais même pas. J'allais prendre place à la table des aînés et compris enfin pourquoi j'y avais un siège. Du millier de personnes que réunissait cette assemblée, je faisais bel et bien partie des plus ancien membres. Et à bien y réfléchir, un grand nombres d'entre eux avaient été recruté par mes soins. Lena qui me salua de loin par exemple, avec ses longs cheveux bleu vert et ses yeux blanc nous avait rejointe à mon invitation voilà 500 ans de ça. Cette élémentaire de l'eau était maintenant infirmière à mi-temps dans un hôpital et ne nous accompagnait que lorsque des soins médicaux risquaient d'être nécessaires. Je lui rendais son salut et continuais d'observer la foule. Mes yeux se posèrent sur Bastet qui avait retrouvé son second à la tête des Chats de l'Armée, la délicate Violine. Une petite chose blonde à l'origine mais qui avait pris l'habitude de teindre ses cheveux pour mieux coller à son nom. Il ne me coûtait rien d'avouer que cela lui allait bien et faisait même ressortir ses yeux bleu pâle. Oui, la fragile Violine qui s'avérait être une véritable furie au combat. Je n'irais pas jusqu'à dire que tous les Chats cachent leur jeu et sont plus dangereux qu'ils en ont l'air, mais je vous conseilles de toujours rester prêts à tout avec eux. Si j'ai raison, au moins vous serez préparé. Si jamais j'ai tord...bah tant pis, ça ne portera pas à conséquence.
-Tu rêves, ma douce?
Je sentais le pouvoirs frais et c
aressant de Sophian m'effleurer et sa voix profonde raisonnait dans mon esprit.
-Dire que je réfléchis serait plus proche de la vérité.
Je tournais mo
n regard vers lui et croisait son regard de pures ténèbres avant qu'il ne reporte son attention sur son interlocuteur du moment, un léger sourire aux lèvres.
-Et qu'est-ce qui te rends si songeuse?
Je haussais les épaules e
t m'arrêtais en me rappelant qu'il ne pouvait pas me voir.
-Peut être le fait d'apprendre mon âge. Je ne pensais pas que vous me répondriez.
Je sentis
sa perplexité et compris que mes propos pouvaient porter à confusion:
-Je ne veux pas dire que vous ne m'en auriez pas fait part. Je pensais juste que vous aviez dû l'oublier depuis bien longtemps.
Son amusement me parvint
une nouvelle fois. C'était toujours aussi étrange de ressentir les émotions de tierces personnes.
-Je vais te donner de quoi réfléchir davantage, tu veux?
Il poursuivit avant que je n'ai
le temps de répondre:
-Dis moi, ma douce. Combien comptes-tu de Vampires parmi nous ce soir?
Je fis le tour de
la salle du regard et en découvrais une vingtaine, cela m'étonna. Je lançais mon pouvoir vers le reste du bâtiment et en descellais une quinzaine supplémentaire.
-Trente-cinq. C'est très peu.
-Combien d'entre eux sont mes en
fants, d'après toi?

La question me pr
is au dépourvu. Il ne m'avait jamais présenté un de nos semblable comme étant sa création. J'éliminais donc environ vingt-cinq personnage de mon calcul et donnait les autres en approximation:
-Une dizaine?
Je l'aperçu qui s
ouriait franchement, ce qui semblait déconcerter son vis-à-vis.
-Ici, tu es ma seule enfant, ma douce Erin. Cela te surprend t-il?
J'avouai que oui e
t son sourire se fit plus triste pour sa prochaine interrogation:
-Combien de nos semblables ai-je créé? Réfléchi bien Erin. Je suis vieux, très vieux.
Je réfléchis de mon mieux mais déc
idai de garder le silence. Pour qu'il décide de me poser ces questions c'est qu'elles devaient avoir une importance toute particulière. La réponse allait sûrement me prendre au dépourvu.
-Tu ne réponds pas? Tu as sans doute raison ma douce. Et bien sache que j'ai créé six Vampires.
Uniquement six?
Même en m'y étant préparée, cette révélation me laissa sans voix.
-Cela t'étonne? Je n'ai pas fini. Tu es l'une d'entre eux, bien sûr. Une autre à été détruite il y a bien longtemps, la sauvage Yanys. Tu n'étais même pas encore née. Tu as reçu l'ordre de tuer deux autres de tes « frères de sang ». Une autre à disparu il y a plus de mille ans de cela, je n'ai aucune nouvelle d'elle. Le dernier c'est tourné vers la solitude, et si je sais qu'il est toujours de ce monde c'est hélas tout ce que je peux t'apprendre à son sujet.
Une larme teintée de sang per
la dans mes yeux:
-Je suis donc la dernière de vos créature encore à vos côtés.
-On peut dire cela ainsi, c'est
exacte. Tu comprends maintenant pourquoi je n'ai pu oublier le jour et les conditions de ta naissance au monde des Ténèbres. Mes enfants sont si rares...
-Et j'ai porté la main sur mes f
rères...puis je savoir...
-Je t'appre
ndrais leurs noms en temps voulu. Pour le moment tu as de la visite et j'ai à faire.

Sur ces mots, il me bloqua
son esprit et me laissa seule avec mes pensées, une nouvelle fois. Enfin presque seule.
-Erin. Tu ne nous à donc pas oublié. Cette vieille demeure est bien sombre sans ton éclat pour l'illuminer.
-Bonsoir Andrew. Vous m'ave
z manquez, vous tous et ses murs. Mais tu connais les raisons de mon absence.

Andrew était un rescapé de l'épopé
e Arthurienne. Un disciple oublié du grand Merlin et un des aînés comme moi. Le vieux sorcier avait toujours eut le don de s'attirer ma sympathie et une fois de plus sa présence et l'aura de sérénité qui l'enveloppait eurent raison de mon trouble et je me laissais bercée par sa voix chaleureuse qui me contait les nouvelles de notre petite cour. Tous ces détails que ma longue absence m'avait fait manquer. Il prit place à mes côtés et entama son récit. Quand il eu fini il me demanda
-Et toi? Que raconte tu? Quels combats à tu mené?
Je lui adressai un pâle
sourire qu'il me rendit avec tristesse:
-Pourquoi ai-je l'impression que tes combats ne peuvent être gagnés une arme à la main?
Cette réflexion me vo
la un petit rire:
-Il est de bien nombreuses armes dont j'apprend à me servir aussi habilement que mes...adversaires. Toutes ne font pas saigner...quoi que, en y réfléchissant.
Son sourir
e se transforma et pris une toute autre nature:
-Ces armes là, tu es pour ainsi dire née avec, Erin. Pour peu que tu souhaites en faire usage à pleine puissance, aucun être ici ne pourrait se refuser à toi. Et je dis bien aucun. N'oublis pas que tu es une enfant de Beltane. Que tu es née aux Ténèbres durant la grande nuit de la communion. Tu étais la vierge offerte.
Je pl
antais mon regard dans le sien et il laissa échapper une petite toux:
-Vois. Pour peut qu'on te provoque, tu te concentre entièrement sur un seul être et celui-ci ne peux que se demander si tu lui offre une mort propre ou toutes les merveilles de ton corps. Tu es une prédatrice, mon enfant. Et même un vieil homme comme moi ne peux que difficilement se contrôler en ta présence. Ne t'ais tu jamais demander pourquoi seul les plus puissants venaient te voir? Tout simplement car ils sont les seuls à pouvoirs t'approcher sans succomber.
Décidément, j'en appr
enais plus sur moi-même cette soirée qu'en mes quelques millénaires d'existence. Mais pourquoi ce soir? A la place de demander je tentais de rassurer Andrew:
-Tu n'as rien à craindre de moi, mon ami.
Son sourire se terni déf
initivement et il tourna la tête en murmurant un petit « Dommage » qui acheva de me troubler. Je me pris à l'observer. Certes, il était vieux, mais sûrement pas beaucoup plus que moi, et à l'instar de beaucoup de créatures quasi immortelles ici, il avait conservé l'allure d'un bel homme en fin de trentaine. Ses douces boucles châtaines tombaient gracieusement sur ses épaules en un nuage vaporeux et ses yeux d'un chocolat profond étaient plein de sagesse et de savoir. Il était grand et son corps était finement musclé, comme il convenait aux membres de la caste des Princes Druides, autant chefs de guerre que sorciers. Il ne devait pas manquer d'amantes. Me désirait-il vraiment? Et après tout, pourquoi pas? N'était-ce pas ainsi que tous renforçaient leurs liens dans notre alliance? Jusque là, je ne mettais offerte à aucuns de ses membres, préférant systématiquement choisir des humains. Oui, sans fausse modestie, je pouvais comprendre que j'étais désirable.
Un
chaud rire velouté raisonna dans ma tête et m'enveloppa toute entière me faisant vibrer avec lui:
-Tu peux comprendre que tu es désirable? Ma douce, laisse moi un instant pour me remettre de cette réflexion.
Je fronçais les
sourcils et attendis patiemment qu'il se décide à poursuivre sa réflexion.
-Mon amour, ma douce Erin. N'as-tu pas encore compris que tu est une torture des sens ambulante? Trois milles ans...trois milles ans que chaque instant passé en ta compagnie me force à garder le plus grand contrôle de mes appétit Nous n'avons jamais été aussi proche qu'au jour de ta transformation, mais sais-tu ce que ça ma coûté de sang froid, si tu me passe l'expression.
-Que veux tu dire?

Son rire s'ado
ucit mais l'amusement et un léger agacement étaient encore audible dans son ton, même mentalement:
-Si tu n'étais pas si puissante, crois-tu que tu n'aurais pas davantage de soupirants?
-
Mais Bastet, vous, et...

J'avais fail
lit ajouter d'autre noms, mais me retint juste à temps.
-Et tant d'autre? Nous te touchons, t'embrassons, mais nous faisons surtout bien attention et ne pas t'incommoder. Certain joue juste plus facilement avec le feu que d'autre.
Mes yeux cherchèrent inconscie
mment Bastet et le trouvèrent. Il tourna presque immédiatement la tête vers moi, comme s'il avait sentit le poids de mon regard sur lui et m'envoya un baiser.
-Sophian, tu ne dis pas cela pour m'ennuyer n'est-ce pas?
-Je sui
s on ne peux plus sincère, ma douce. La lourde cape de tes cheveux de bronze, la profondeur de tes yeux d'ardoise, l'éclat blanc de ta peau velouté, l'aura de pouvoir qui émane de toi, ta confiance en toi, ton caractère indomptable et ta sagesse ont ravit de nombreuses fois le souffle de cette assistance. Tu sens le pouvoirs pulser contre ta peau ce soir? Tous savaient que tu serais là et on dressé leurs plus puissants boucliers. Mais tu es entrée en laissant libre cours à ta magie comme toujours et une grande partie de ses protections sont tombées en miettes.

Je ravalais le plus rapidement
possible mon pouvoir en moi ce qui fût excessivement douloureux et me tira quelques larmes. Je n'avais jamais pensé au conséquences de mon laissé aller sur les autres et en était tout d'un coup terriblement consciente. Le silence ce fit dans l'assemblée et tous les visage se tournèrent vers moi, perplexes. Avoir ainsi la confirmation des paroles de Sophian et Andrew était bien plus que je n'en pouvais supporter. Je me levais précipitamment et quittais le banquet sans me retourner.

# Posté le lundi 19 mars 2007 06:33

Modifié le lundi 19 mars 2007 08:36

>** De la neige dans mes cheveux **<

>** De la neige dans mes cheveux **<
Nous sommes aujourd'hui le 22 mars...
Ce matin
, je me suis lever, après deux sommations de mon réveil, je me suis étirée et j'ai été ouvrir ma fenêtre...

Nous sommes
le 22 mars aujourd'hui et il neige...

Il neig
e à Londres, et ce régulièrement depuis un peu avant Noël...
Oh, bien sur, ça ne tient pas...
Mais il neig
e...
On m'avait
dit pourtant que c'était exceptionel...

Quel
s sont, naturellement, les premiers mots qui passent mes lèvres ce matin?
"C
'est beau...!"

Et oui...J'ai
beau savoir que je vais devoir traverser un quart de Londres pour ammener les enfants à l'école, je ne peux pas ne pas trouver ce spectacle magnifique.

Laissons de cô
té, si vous voulez bien, tous les hommes d'affaire stressés dont le jet privé ne décole pas, toutes les secretaires bloquées sur l'autoroute...que reste-il?

Il reste
les enfants... Les enfants dont le bus scolaire ne passe pas et qui se voient gratifiés d'une journée de congé au pays des merveilles blanches.

Croyez
vous que je sois rester une enfant? Et bien oui...et je le revendique...
Dan
s ma campagne, là d'où je viens, j'enfile bien vite la première paire de chaussure qui me passe sous la main et je cours dehors pour sentir le froid piquant des flocons sur mon visage et l'air vif qui gèle mes poumons. Je me soucis bien peu de ne porter que mon pyjama, il n'y pas de voisin.
Ici, dans la
ville qui bride quelque peu ma fantaisie, je m'habille soigneusement, enfile mon manteau et mes gants, passe mon écharpe et mène les petits, dont j'ai la garde, prendre le bus qui nous menera là où ils vont passer une journée assit sur des bancs...
En atten
dant que leur nanny vienne les chercher pour qu'ils puissent à leur tour profiter de cette mâne immaculée.

Et moi, ici,
dans la ville, je me contente d'être heureuse.

Je suis cette
jeune fille, le sourire aux lèvres et les floconds dans les cheveux...

Je
suis heureuse, je rie et je rêve...en attendant le printemps.

# Posté le jeudi 22 mars 2007 15:06

Modifié le jeudi 22 mars 2007 16:43